Arbre d’or sur le champ sans bataille,
son feuillage atteignait les cieux nuageux ;
là on pouvait entendre la musique
des hommes de la terre, de la cime altière.
Chaque fois que le vent violent soufflait
sur le doux et frais feuillage de l’arbre
il y avait grande abondance, ô hommes !
de ses fruits sur la terre tombés.
Chaque fruit que les hôtes choisissaient,
de l’est, du sud, et du nord,
comme le reflux de la mer oisive,
venait du feuillage de cet arbre unique.
Poème irlandais du XIIe siècle

Tulipier de Virginie, Versailles, 1998