Volver

Petite critique de film en passant

Hier soir, j’ai décidé de faire ma B.A. cannoise. Tous les ans, j’essaye de voir au moins un des films en compétition qui sortent au moment du festival. J’avoue que je n’y arrive pas toujours car il n’y a pas toujours des films qui me tentent.

Cette année, Cannes devra juger le dernier Almodovar. Et là j’avoue, même sans Cannes, je vais voir !!!! Pour être honnête, je suis difficilement objective sur les films d’Almodovar. J’ai toujours apprécié ses films avec une nette préférence pour les déjantés du début du style Attache-moi. Et là hier soir, Volver n’a pas dérogé à la règle.
Certes c’est peut-être plus un film pour femmes que pour hommes. Mais il faut savoir que le talent d’Almodovar est de créer des rôles de femmes magnifiques, profondément humains et sensibles, qui renvoient à une réalité sociale et psychologique existante. Et une fois encore, il donne à ses actrices fétiches des rôles magnifiques. Penélope Cruz dévore l’écran à chaque fois qu’elle apparaît. Elle est ce qu’elle est : une femme espagnole, vivant dans la banlieue ouvrière de Madrid, entre ses rêves perdus et la réalité pas facile, sa fille, sa soeur, son mari, ses boulots pour survivre et sa mère. Et elle se bat. Elle pourrait baisser les bras à tout instant vu tout ce qu’elle a traversé et qu’elle continue de traverser mais son énergie ne la quitte pas et elle se bat. Mais elle est aussi pleine de qualités humaines que de défauts. Elle a vraiment un caractère de cochon !!! Elle est toujours aussi belle, mais cette fois-ci de cette beauté réelle des femmes espagnoles et non pas de la jolie bimbo de films américains qu’on essaye trop souvent de lui coller. On se souvient en regardant Volver qu’avant de travailler à Hollywood et de sortir avec Tom Cruise, elle est espagnole et elle a tourné en Espagne des films tels que Abre los oros. Et les autres actrices sont tout aussi extraordinaires.

En bref, j’ai passé un très bon moment. J’ai ri, j’ai pleuré et j’ai retrouvé un peu de cette Espagne qu’on ne voit pas assez car pas touristique mais tellement vivante qui rendait mes vacances tellement plus chouettes quand j’étais enfant. Et quand on voit ces trois générations de femmes qui se battent pour vivre et non seulement survivre et sans les hommes, on a bien envie d’avoir autant de qualités et de défauts qu’elles.

Merci Almodovar !!!!!

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