Continuons le récapitulatif de nos aventures couches lavables. Il reste donc : le problème des fesses attaquées à protéger et le résultat de nos expériences pour se décider sur le stock des couches. On y arrive, on y arrive…
Problème n°2 : les fesses rouges attaquées du bibou
Maël a une peau fine et sèche. Alors forcément, elle s’irrite vite lorsqu’elle reste en contact avec quelque chose d’agressif ou acide. Il tient des gênes de sa maman
. Du coup, il fallait trouver un moyen pour que sa peau ne soit pas trop attaquée voir pas du tout. Le problème principal avec les couches lavables et qu’on leur reproche la plupart du temps, c’est que les fesses restent humides. Mais on oublie bien souvent que bien avant la génération issue des années 1970 c’était déjà le cas et ce depuis des siècles. Je ne dis pas par là qu’autrefois c’était mieux ou la référence, je dis juste que 30 ans de société de sur-consommation nous ont fait oublié beaucoup de nos essentiels. Nos mères ont connu les premières couches jetables et nous aussi, ces grosses couches issuse de la chaîne de transformation du pétrole… mmmh quel bonheur… du pétrole sur les fesses. Je sais c’est réducteur. Mais c’est mine de rien une réalité. Avant les années 1970, les enfants portaient des langes retenus par des épingles à nourrice et leurs mamans lavaient et séchaient les couches lavables. Qu’est-ce qui a donc changé aujourd’hui et qui nous donnent envie de revenir à cette technique plutôt que de polluer la planète de couches non biodégradables ? C’est qu’elles ont bien changé les couches lavables de nos mamans. Aujourd’hui, celles qu’on nous mettaient autrefois sur les fesses servent plutôt à protéger nos épaules des renvois de Bibou quand il a trop de lait dans l’estomac. Pour ses petites fesses d’anges, on a aujourd’hui la chance de pouvoir choisir entre pleins de types différents, de couleurs, de modèles, de matières différents. En bref, porter des couches lavables devient aussi fashion que de dénicher les dernières Manolo Blanik de Carrie Bradshaw dans Sex in the City. Et à la différence de nos mères, nous avons des lave-linges devenus beaucoup plus performants, qui consomment moins d’eau et d’énergie et avec les bons produits, on peut même laver en réduisant la pollution. Alors pourquoi continuer à couvrir les fesses de nos chères têtes blondes de produits chimiques peu ragoutants qui dessèchent et abîment leur joli peau quand on peut choisir une solution plus naturelle, ancestrale, qui a fait ses preuves pendant longtemps, et qui n’a disparu que parce que la société de consommation a voulu tout changer et contraindre la nature à sa volonté. On oublie souvent un détail : la nature ne se contraint pas. Mais ça c’est un autre débat…
Revenons donc nos moutons après cette aparté. Le problème de Maël est donc la sensibilité de la peau de ses fesses, peau sèche de part ses gênes mais aussi de part l’eau de Paris qui est particulièrement corrosive. Alors forcément, quand le caca reste dans la couche un peu trop longtemps, ça ne pardonne. Avec tous les acides qui sortent de l’estomac et passent par les intestins, ça fait des dégâts à la sortie. Mais aujourd’hui, rétrospectivement, je réalise que les couches lavables n’y étaient pas pour quelque chose, malgré ce qu’on voulut nous faire croire les grands-mères. Il y a quelques semaines, il avait une couche jetable Öko sur les fesses. En rentrant à la maison comme un grand (c’est à dire en marchant sur quasiment tout le trajet), Bibou a rempli sa couche et je ne m’en suis pas tout de suite rendue compte. Et il avait l’air terriblement gêné. Ca semblait irrité et dès que je le prenais dans mes bras et passer donc mon bras sous ses fesses il se tortillait comme un ver. En arrivant à la maison, la souffrance était devenue telle qu’il se roulait par terre et hurlait en pleurant à très grosses larmes. Donc j’ai lancé le bain. Et là, en le déshabillant, j’ai découvert une peau rouge vif, pleine de petites plaies comme des brûlures qui pullulaient le long des plis de la couche et surtout qui coïncidaient exactement avec le caca dans la couche. Du coup, j’ai mis une goutte d’HE de lavande dans le bain pour le détendre mais aussi pour cicatriser la brûlure. A la sortie du bain, séchage au séchoir froid car pas question de frotter la peau avec une serviette. Je l’ai laissé les fesses l’air pendant 10 minutes puis j’ai tartiné.
Par la passé, nous avons eu beaucoup d’épisodes de brûlures, petites plaies et autres gâteries en tout genre en raison de la poussée dentaire. Cette saleté fait franchement un mal de chien. Prenez la douleur de la poussée d’une dent de sagesse et imaginez ça plus de 20 fois dans la bouche d’un petit qui n’a jamais connu ça et qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Le cauchemar !! Alors le prochain qui veut dédramatiser la poussée dentaire, on l’envoie chez le dentiste !! Bref… on a essayé beaucoup de choses sur les fesses du jeune homme : une crème de chez Klorane, une autre d’avène, le baume fessier de Druide, celle de Weleda, la crème en tube jaune qui sent le poisson (dont j’oublie toujours le nom…) et j’en passe et des meilleures… aucune n’a fait effet. Pourtant on nettoie au liniment oléocalcaire depuis la naissance. Aujourd’hui, rétrospectivement, je sais qu’il restait des traces de champignon dans les couches. Donc forcément ça n’aide pas. Mais mine de rien aucune crème alors qu’on remettait des jetables n’avait de résultats probants. Et c’est là que la fée KK intervient…
Cette bonne et gentille fée nous a donné la recette de sa crème pour les fesses de son lutin. Pour l’avoir en détail, vous pouvez cliquer là. Après la recette varie un peu en fonction du bibou et de la maman sorcière. Nous, nous utilisons de l’argile blanche à la place et j’ajoute une goutte de tea tree supplémentaire en ce moment pour bien éradiquer les restes de muguet. L’extrait de pépins de pamplemousse, c’est pour la conservation. Et j’ai acheté des petits bocaux en verre pour conserver le baume. Honnêtement : ça tient du miracle !!! Sans mentir, c’est le seul truc qui a fini par faire effet sur les fesses de Maël… combiné avec la désinfection des couches au Nappy Fresh ou Sanytol bien sûr. Mais même quand il a une jetable sur les fesses je lui en mets et sa peau commence à bien se réparer.
Maintenant il existe aussi d’autres recettes : Martine, la célèbre banlieusarde du Québec a concocté elle-même sa crème de zinc. La recette est là. Le seul inconvénient bien entendu, comme elle l’indique, c’est de trouver le zinc. Mais ça c’est une autre histoire. D’ailleurs au passage, elle souligne ceci dans son article :
dans la plupart des crèmes et onguents offerts dans le commerce, les dérivés du pétrole (gelée de pétrole, huile minérale) volent la vedette dans la liste d’ingrédients. … les dérivés du pétrole ne pénètrent pas l’épiderme, bloquent les pores et peuvent, à la longue, dessécher la peau.
Et aujourd’hui encore, certaines personnes sont prêtes à mettre du pétrole sur les fesses de leur bébé… no comment.
Prochain épisode : on fait la liste du stock et on donne les résultats des expériences. Il va y avoir de la couche et de la culotte à vendre !!! Et racheter aussi bien entendu
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